panique

  • La peur de la peur...ou comment gérer la crise d'angoisse

    Ocean

    Difficile de comprendre l'intensité d'une crise de panique lorsque l'on a jamais été confronté à cette épreuve. Je parle d'épreuve, car bien souvent, la crise de panique ou d'angoisse se réitère dans le temps et ne reste que rarement un phénomène unique. J'en sais quelque chose, puisque à une certaine époque j'en faisais régulièrement, appelant cela " crise de spasmophilie". N'osant pas en parler, je suis restée dans le silence, gérant tant bien que mal ces crises et adaptant mon comportement. Evidemment, je me suis privée de beaucoup de choses à l'époque : sorties, voyages, spectacles...je trouvais toutes les excuses possibles; et lorsque j'acceptais une invitation au restaurant par exemple, je n'échappais que rarement à la crise. Très forte pour masquer et dissimuler le malaise, personne ne remarquait mon mal-être.

    Si les symptômes et les manifestations peuvent varier d'un individu à l'autre, on en retrouve certains dans toutes les crises de panique : accélération cardiaque, mains qui tremblent, sueurs, maux de ventres, vue brouillée, bourdonnement d'oreilles, du mal à respirer, autant de symptômes qui se manifestent pendant une crise de panique. Face au danger que le corps "détecte" celui-ci met en branle tout le système d'alerte  pour affronter le danger.

    Un système en fait très efficace, voire trop, pour un danger qui en fait n'en est pas vraiment un. Je compare souvent cela à un thermostat qui serait mal réglé. Le système d'alerte qui nous prépare à fuir ou à affronter un danger comme une guerre, un accident, une attaque, n'a plus aucun intérêt et se trouve même disproportionné, lorsqu'il s'agit d'affronter une foule, un supermarché, ou encore un trajet en voiture.

    Alors évidemment, il est nécessaire d'aller voir ce qui se cache derrière cette angoisse là, cette phobie sociale pour ne parler que de celle-là, mais en parallèle, il est primordial de pouvoir reprendre le contrôle de son corps afin de ne plus avoir " peur de la peur".

    J'aurais tant aimé connaître les techniques de sophro-relaxation lorsque j'étais jeune. Cela m'aurait permis de gagner du temps dans ma guérison et de me sortir bien plus vite de ce piège. Le conseil que je donne à tout ceux qui sont confrontés à ces crises, c'est de prendre cela en main le plus vite possible. Car plus la peur s'ancre, plus il est difficile de déconditionner le cerveau et les réflexes.

    Je le vois bien en consultation, dès la première séance, vous pourrez aller mieux. Reprendre le contrôle de votre corps, ne plus avoir peur de vous même, ni d'affronter les situations "anxiogènes". La soprhothérapie telle que je la pratique, vous permettra de reprendre le contrôle de vous même et d'avoir confiance en vos capacités.

    Sérieusement, n'ayez pas peur d'affronter cette difficulté, de nombreuses personnes vivent la même chose, sans oser en parler.

    N'hésitez pas à me contacter pour vous lancer dans cette aventure. Ne vous croyez pas condamné à souffrir en silence. En attendant, voici un petit exercice, pour vous aider à gérer une crise :


    Dès que vous sentez les symptômes apparaître :
    1 : Prenez conscience de vos points d'appuis : le dos sur votre chaise si vous êtes assis, les mains sur vos cuisses, sinon les pieds bien ancrés au sol. Essayez de vous centrer sur le contact de vos vêtements sur la peau, les bijoux que vous sentez, le poids de votre montre sur votre poignet...
    2 : Posez une main sur votre ventre et l'autre sur votre poitrine. L'idéal étant d'être assis, du moins au début c'est plus facile.
    3- Inspirez sur 3 temps : 1, je gonfle le ventre ( ma main se lève), 2 je gonfle la poitrine et 3 je remplis tous les poumons et mes épaules se lèvent.
    4- Vous pouvez effectuer une légère rétention et enfin expirez tout l'air des poumons tout doucement. Il faut que votre expiration dure le double de temps. Pour ne pas expulser tout l'air trop vite, il suffit d'ouvrir à peine la bouche.

    Et puis recommencez autant de fois qu'il faut pour vous calmer.
    Cette respiration active le système parasympathique qui va réguler votre système nerveux sympathique et permettre de faire disparaître peu à peu tous vos symptômes.

    C'est à force de répétition et en travaillant plusieurs exercices avec un professionnel, que à peu, les crises auront moins de prises sur vous. Vous sentant en confiance, vous saurez que vous pouvez maîtriser et contrôler votre corps. Une fois ce constat dressé, vous aurez moins d'appréhension en cas de crise, puisque vous savez que vous maîtriser la situation. Peu à peu, les crises s'espaceront pour disparaître.

    A très vite !